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Est-ce que l'IA va remplacer vos podcasteurs préférés ?

5 oct.
7 min de lecture

semaine du 28 septembre au 4 octobre 2026


Les 5 infos dans l’univers du podcast, sélectionnées et analysées pour les communicants & responsables marketing.


Est-ce que l'IA va remplacer vos podcasteurs préférés ?



✅ À retenir cette semaine


  • Apple Podcasts personnalise davantage ses recommandations et rend la mise en avant éditoriale locale moins lisible.


  • En B2B, le genre business n’est pas un raccourci : les podcasts les plus performants couvrent des catégories très différentes.


  • Le podcast reste un média mature mais renouvelé : 34 % des consommateurs américains ont commencé depuis moins d’un an.


  • L’IA ne convainc pas comme remplaçante d’un animateur : 66 % des consommateurs hebdomadaires interrogés expriment une réaction négative.


  • Un téléchargement n’est pas automatiquement une écoute : l’IAB précise les règles communes de mesure et les écarts acceptables.


🍎 1. Apple Podcasts mise davantage sur les recommandations algorithmiques


Résumé

Un changement important est en cours dans la manière dont Apple Podcasts recommande les émissions.

Selon Podnews, les sections « Home » et « New » ne proposent plus aux utilisateurs une sélection éditoriale principalement organisée en fonction de leur pays.

Elles reposent désormais davantage sur une sélection algorithmique personnalisée selon les habitudes de chaque utilisateur.

Jusqu’ici, l’une des particularités d’Apple Podcasts était justement la place accordée à la recommandation éditoriale locale. Des équipes pouvaient mettre en avant des émissions françaises auprès du public français, canadiennes auprès du public canadien, etc.

Pour les producteurs, cela change aussi la manière d’envisager une mise en avant sur la plateforme. Le formulaire permettant de proposer une émission à Apple ne permettrait notamment plus de cibler un territoire particulier.

Apple a toutefois indiqué à Podnews que son approche éditoriale restait cohérente.

Il faut donc rester prudent sur l’ampleur exacte du changement, mais plusieurs producteurs interrogés constatent bien une évolution dans l’application.


Leçons clés

  • Recommandations davantage personnalisées par algorithme.

  • Moins de sélection visible basée sur le pays.

  • Mise en avant éditoriale locale moins lisible pour les producteurs.


Pourquoi c’est important

Pour une marque ou une organisation qui lance un podcast, être sélectionnée par une équipe éditoriale pouvait offrir un vrai coup d’accélérateur.

Si la découverte devient davantage algorithmique, la capacité d’un podcast à générer de l’écoute et de l’engagement devient encore plus importante pour sa visibilité.

Cela rapproche un peu plus Apple Podcasts des logiques de recommandation déjà très présentes sur les autres grandes plateformes.


🔗 Source : Podnews


🎯 2. En B2B, vos clients n’écoutent pas forcément des podcasts business


Résumé

Si vous voulez toucher des dirigeants ou des professionnels avec de la publicité podcast, le réflexe peut sembler évident : acheter de la publicité dans des podcasts business.

Mais les données publiées cette semaine par Oxford Road montrent que ce n’est pas forcément la meilleure stratégie.

L’agence s’appuie sur son outil ORBIT, qui analyse des données issues de plus de 2 milliards de dollars de dépenses publicitaires.

Parmi les 15 podcasts les plus performants de son classement pour les annonceurs B2B, seulement trois appartiennent à la catégorie business, et aucun n’est dans le top 5.

Les émissions performantes se répartissent dans huit catégories différentes, avec notamment de la technologie, de l’actualité, de la comédie ou encore des contenus société et culture.

L’idée est assez simple : un acheteur B2B ne passe pas son temps à consommer du contenu B2B.


Leçons clés

  • Seulement 3 podcasts business dans le top 15 étudié.

  • Aucun podcast business dans le top 5.

  • 8 catégories différentes parmi les émissions qui performent.


Pourquoi c’est important

Pour une agence ou une entreprise qui achète de la publicité podcast, le sujet de l’émission ne suffit pas à déterminer la qualité de son audience.

Un dirigeant peut très bien écouter un podcast technologique le matin, un podcast d’actualité dans la journée et une émission humoristique le soir.

La bonne question n’est donc pas seulement « quel podcast parle de mon marché ? », mais plutôt « quels podcasts écoute réellement ma cible ? »




📊 3. Le podcast stagne en portée… mais continue d’attirer de nouveaux auditeurs


Résumé

Sounds Profitable vient de publier son étude Podcast Landscape 2026, réalisée auprès de 5 473 adultes américains.

Aujourd’hui, 74 % des adultes américains ont déjà consommé un podcast, 55 % en ont consommé au cours du dernier mois et 39 % au cours de la dernière semaine.

Mais la portée globale évolue désormais assez peu.

Ce qui est plus intéressant, c’est ce qui se passe à l’intérieur de cette audience : 34 % des consommateurs de podcasts interrogés disent avoir commencé à en consommer au cours des douze derniers mois, contre 28 % en 2025.

Autrement dit, même si le nombre total de personnes touchées ne progresse quasiment plus, le public n’est pas figé.

L’étude montre également que la vidéo continue de progresser : 44 % des consommateurs de podcasts en ont regardé un en vidéo au cours de la semaine précédente, contre 40 % en 2025.


Leçons clés

  • 74 % des adultes américains ont déjà consommé un podcast.

  • 39 % en consomment chaque semaine.

  • 34 % des consommateurs ont commencé depuis moins d’un an.

  • 44 % ont regardé un podcast vidéo dans la semaine.


Pourquoi c’est important

Pour les marques, le podcast est désormais un média mature, mais mature ne veut pas dire figé.

Une partie importante du public découvre encore ce format chaque année, pendant que les usages évoluent vers la vidéo et de nouvelles plateformes.

Cela signifie aussi qu’il ne faut pas uniquement réfléchir à la croissance du nombre d’auditeurs : il faut regarder comment les nouveaux publics arrivent et comment leurs usages changent.



🤖 4. Les auditeurs ne veulent pas que l’IA remplace leur animateur


Résumé

L’IA peut aujourd’hui reproduire une voix, générer un script et même créer un animateur virtuel.

Mais est-ce que les auditeurs en ont réellement envie ?

Edison Research et SSRS ont posé la question à des consommateurs hebdomadaires de podcasts : comment réagiraient-ils si leur animateur préféré utilisait une version générée par intelligence artificielle pour présenter son émission ?

66 % ont exprimé au moins une réaction négative.

Un tiers dit qu’il se sentirait trompé, environ un tiers se dit contrarié, 32 % sceptique et 28 % trahi.

À l’inverse, seulement 27 % ont sélectionné au moins une émotion positive face à cette possibilité.


Leçons clés

  • 66 % expriment une réaction négative.

  • Environ un tiers se sentirait trompé.

  • 28 % parlent même de sentiment de trahison.

  • Seulement 27 % expriment au moins une réaction positive.


Pourquoi c’est important

Ces résultats rappellent quelque chose d’essentiel dans le podcast : la voix n’est pas simplement un moyen de transmettre une information.

Une relation se crée avec la personne qui parle.

Pour une marque qui utilise l’IA pour produire plus vite ou réduire ses coûts, automatiser certaines tâches peut donc être intéressant.

Mais remplacer complètement l’humain qui incarne le contenu peut toucher directement à ce qui fait la valeur du podcast : la confiance et la relation avec l’auditeur.



📐 5. Peut-on vraiment faire confiance aux chiffres d’audience des podcasts ?


Résumé

Quand un podcast annonce 10 000 téléchargements, est-ce que cela signifie réellement que 10 000 personnes l’ont écouté ?

Pas forcément.

Et c’est justement pour éviter que chacun compte les audiences à sa manière qu’il existe des standards communs.

L’IAB Tech Lab, un organisme qui travaille notamment sur les standards techniques de la publicité et de la mesure numérique, vient de finaliser la version 2.3 de ses règles de mesure du podcast.

Le problème est assez simple : contrairement à beaucoup de médias numériques, une écoute podcast est encore largement mesurée à partir des fichiers téléchargés et des données provenant des serveurs.

Il faut donc déterminer ce qui constitue réellement un téléchargement valide, éliminer les doublons, les robots ou certains préchargements automatiques et faire en sorte que deux prestataires comptent autant que possible de la même manière.

Cette nouvelle version clarifie notamment la mesure des podcasts distribués via le RSS ouvert et prend mieux en compte les nouveaux modes de distribution.

Et il y a un chiffre intéressant à retenir : même avec ces règles communes, deux prestataires certifiés peuvent obtenir des résultats légèrement différents.

L’IAB considère qu’un écart allant jusqu’à environ 5 % peut être normal, à condition évidemment de comparer les mêmes émissions, sur la même période et la même zone géographique.


Leçons clés

  • Les téléchargements ne correspondent pas automatiquement à des auditeurs.

  • L’IAB définit des règles communes pour fiabiliser leur comptage.

  • Les téléchargements doivent notamment être filtrés et dédupliqués.

  • Un écart d’environ 5 % peut subsister entre deux prestataires.


Pourquoi c’est important

Si vous êtes une marque ou une agence et qu’un podcast vous annonce son nombre de téléchargements pour vous vendre une campagne, ce chiffre ne doit donc pas être pris complètement seul.

Il faut aussi savoir comment il a été mesuré.

Parce qu’entre deux podcasts qui annoncent chacun 10 000 téléchargements, la comparaison n’a réellement de sens que si ces audiences ont été comptées selon des méthodes comparables.



📌 À lire aussi cette semaine


Patreon abandonne le paiement à chaque publication. Certains créateurs pouvaient jusqu’ici faire payer leurs abonnés à chaque nouveau contenu publié. Patreon va progressivement supprimer ce système au profit d’un abonnement mensuel. Pour les podcasteurs concernés, cela implique de revoir leur offre et parfois leur tarification.

🔗 Source : Patreon


Disney+ et Hulu renforcent encore les podcasts vidéo. Leur catalogue doit doubler et certains programmes bénéficient désormais d’une fenêtre de diffusion anticipée sur les plateformes de Disney. Le podcast devient donc aussi un outil pour prolonger l’univers et l’engagement autour d’autres contenus.


BetterHelp veut étendre ses campagnes podcast à l’international. L’un des annonceurs historiquement très présents dans le podcast a confié à Media Bodies le développement de ses campagnes dans dix marchés internationaux. Un signal intéressant sur la capacité du podcast publicitaire à sortir de stratégies essentiellement américaines.

🔗 Source : Sounds Profitable

 
 
 

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